lundi 15 août 2011

Mister Iceberg est un iceberg

Mister Iceberg a le coeur de glace. Il n'a pas de sentiment, ni même le moindre allure de ligne intellectuell: il ne sait pas écrire à par de la merde.  Il ne sait pas articuler quelques mots à la suite des autres.
Mister Iceberg n'a aucun moyen de communication alors sil cache tout en dessous, il ne veut rien savoir. C'est comme ça et pas autrement.


Mister Iceberg croit qu'il est devenu DEUX, mais il est toujours UN. Rien d'autre. Il cache sa propre existence pour un une idylle, un semblant de rien.... Il croit qu'il est DEUX mais il est toujours UN! Sans son passé qui en fait des cent milles, des millions, des milliards d'icebergs. Il faut qu'il oublie ça...
Quand on est 2, on est toujours 1.

RIEN D'AUTRE.

Mister Iceberg n'est d'autre qu'un Iceberg. Et rien d'autre....


vendredi 12 août 2011

Fonte de glace

Mister Iceberg se souvient de l'autrefois, des couches de glace qui faisaient son monde, des calottes glacières comme pas permis, autour d'un verre, d'une pinte ou d'une bouteille d'alcool à brûler. Mister Iceberg dégèle sa cervelle et fait surface... ça fait une sale flaque d'eau! On dirait de la pisse!

Des années en arrière en restant assis sur le cul.
A blablater avec une indifférente, une passante, et croire qu'on est amis pour la vie.
Puis se quitter en marchant un pied devant l'autre.

Mister Iceberg respire un peu mieux. Il a les narines débouchées. Il a les poumons dégraissés. Il a les synapses qui marchent au garde-à-vous.
Il prend un verre de liquide pétillant et balance des glaçons...

mardi 9 août 2011

Belle envolée


Je me balance des envolées de Bernard Lavilliers. Un chanteur de l'imaginaire, du fantasme, de la vraie vie avec tous ses concentrés de trips.
La chaleur des tropiques, des intensités acidulées de jus d'agrume, de la voix suave et coulante... C'est plein de poésie...


lundi 8 août 2011

C'est périmé?

Mister Iceberg a besoin d'un bon stock de trucs, de charabia. Mister Iceberg classe encore ses fichiers des classeurs vieux de cent milles ans. Après il s'étonne qu'il y a de la poussière, alors il souffle dessus et ça forme des nuages allergiques.
Mister Iceberg s'amuse à capter les rêves. Il les choppe et en fait de la soupe, ou de la bouillie selon son humeur, sa calotte glacière.
Mister Iceberg se souvient. Il a besoin d'exil et d'eau claire. Encore plus d'eau claire et prendre la forme des grandes montagnes. Mister Iceberg est en train de perdre de l'altitude... il faut qu'il arrête de pleurer...
...il a besoin d'un bon stock de trucs et de charabia. D'un peu de rêves qui sont trop longtemps restés en boîte.

vendredi 5 août 2011

une page d'histoire...

J'ai les cloques qui repoussent, comme des affreux icebergs en pleine brousse. Ça fait tache, ça fait bizarre. Comme qui dirait "spécial". J'ai un peu près tout qui s'entrechoquent. Une razzia de passé qui me pilonne mes soirées. Autant dire qu'elles me poussent, et je sens de la gravité sous ma cage thoracique, je tombe.

Ces cloques avec toutes ces pensées noires. Du grand n'importe quoi, un festival de fils emmêlés. Je m'invente des balafres, pour faire "plus bien", pour m'engager dans une guerre de tranchées: Moi et l'autre moi. Une véritable guerre mondiale dans mon bon petit monde à moi. Ça me rappelle mes livres d'histoire, avec la bataille de Verdun et tout et tout. Si si, je vous assure. Ça me rappelle tous ces gars, ces pauv' mecs venus d'un peu partout, sans lien évident, qui n'ont rien demandé, et qui se retrouvent là, dans une bataille sans queue ni tête. Et il y a eu beaucoup de sang, des amputations nécessaires, des têtes coupées, des mains arrachées, et des blessures de l'âme qui restent jusqu'à la fin de la fin.

J'aimerais dormir mais je ne peux pas.
Les icebergs glacent mon sang. Ils me rendent monolithe. Un vrai roc sans expression...

mardi 26 juillet 2011

Le Phare d'Alexandrie

Depuis le temps que je me bassine des heures et des heures devant mon petit écran en rêvant de "nomadic life", convaincu que je fais partie (ou j'ai fait parti, je ne sais pas) de tout une communauté de "nouveaux nomades", néo-nomades...
Je me dis que ce sentiment qui grandit chez de plus en plus de gens peut ne peut que se sublimer par internet.

Internet, c'est le commun à tous, qu'importe le lieu physique où l'on se trouve. C'est l'endroit fixe, immuable. C'est la maison.

Qu'importe le lieu dans le monde dans lequel nous nous trouvons, Internet demeure notre phare. Et il est rassurant d'avoir un phare... ouf!

mercredi 20 juillet 2011

Flashback ukrainien

Je me souviens de Mikolaï. Il est affiché sur le mur. Il est en photo.

C'est un Ukrainien que j'ai rencontré en Ukraine. Un gars plutôt classe croisé en bord de route, une petite valise à la maison et un sac rempli de fruits. Des pommes et des poires et des prunes qui venaient tout droit de chez sa fille. Il repartait chez lui, le pouce en l'air.

Guillaume était de la route aussi. On ne comprenait rien du tout à ce qu'il disait l'Ukrainien, mais il savait ce qu'on voulait. Il riait, il riait, il riait. Alors on riait, on riait et on riait.
Il nous accompagné sur quelques centaines de kilomètres. Il nous montré sa carte d'ancien militaire de l'armée rouge, alors il avait accès gratuit à tous les bus. On le suivait. Il nous invite chez lui. Tous ses amis étaient là, en bas de l'entrée de l'immeuble délabré. Des cris de joie. Ils s'embrassèrent tous.
L'hymne à la Joie!

On a mangé du gras sur des oeufs. Des verres de vodka. Des rires... et dodo.

Je n'oublierai pas ce geste d'adieu à la fin. Il m'offre son sac à bandoulière qu'il tenant quand il était officier. Je l'ai encore.
Je l'ai toujours.
Je le porte comme une relique. Comme une amitié éphémère. Comme un signe.
Comme le voyage. La route.
Et tout ça...

lundi 11 juillet 2011

Moment d'immobilité

Je suis revenu d'entre les morts, je suis revenu d'entre tout ça, d'entre les couleuvres, les plus belles oeuvres d'un n'importe quoi, d'un ailleurs. Je ne sais pas.

J'écoute de la musique qui fait des notes. Mais encore incapable d'écrire convenablement. Je n'ai rien de spontané. Je lisse tout ce qui comporte des bosses et ça me saoul au plus haut point.
Parfois je me dis que j'en ai marre...

Sous la chaleur à plus de 10000 degrés, je fonds t je n'ai plus rien à faire.

mercredi 6 juillet 2011

Voyage bidon!

J'ai fait un voyage en plastique dans ma salle de bain, avec du gel douche bleu et du shampoing blanc sperme. Ca a commencé quand j'ai commencé à m'ennuyer. J'ai lu la notice de mon attirail de "sent bon":

Massez vous la tête avec un peu de shampoing. Inspirer l'odeur totalement incroyable de la noix de coco qui "sent bon" la noix de coco. Respirez encore. Faites des inspirations.... encore! Rincez-vous la tête puis achetez le journal pour contempler la rubrique des voyages.

Un peu plus loin, il est écrit qu'on peut se faire rembourser si on n'est pas satisfait du produit.

Je n'avais pas de journal.

samedi 2 juillet 2011

Ventilateur

Mister Iceberg mâche d'la mie d'pain. C'est son chewing gum préféré, c'est son passe-temps.
Il mâche d'la mie dp'ain comme de la chique, mais il ne la crache pas. Il continue de mâcher.
Mister Iceberg se prend pour Jésus au milieu de ses pains. En mâchant d'la mie d'pain, il distribue l'aumône, fait plaisir aux pauv', inscrit des sourires sur les visages de vieux, le pain dur aux piafs.

Mister Iceberg a les bras qui bougent dans tous les sens, c'est un ventilateur quand il fait l'aumône, il y a beaucoup de pauv'. (et on ne met pas les doigts dans le ventilateur, de peur d'y perdre les doigts...voire plus).

mercredi 29 juin 2011

Vue d'ensemble

Mister Iceberg s'agrippe aux rideaux des balcons. Il a une vue panoramique.
Il voit des grandes collines (ou des petites montagnes, ça dépend sur quel pied de géant où l'on se trouve). Il voit le toit des maisons, les fausses cheminées, les antennes, les rêveurs. Il voit les filles qui fument et qui lancent des grandes volutes, dans le vent, comme la toile de leur jupe.

Mister Iceberg se tait. Il matte.

Mister Iceberg rêve encore...

mardi 28 juin 2011

Mister Iceberg, aujourd'hui, manque d'eau gazeuse. Il rote et il pète quand il ne faut pas.
Il s'agrippe aux rideaux et crie que l'eau plate, par définition, est bien plate. Trop plate. Aussi plate que le Saskatchewan.
Après avoir arraché les rideaux et s'être exposé en pleine lumière, Mister Iceberg a soif. Et chaud.

Il a la langue qui pend, et se demande où trouver des ciseaux!

*couic*

lundi 27 juin 2011

Mister Iceberg est cool

Mister Iceberg se la coule douce: il fait chaud et ne dort pas dans la chaleur.
Mister Iceberg est cool. Il tente d'écrire mais même si ça ne marche pas il reste cool.
Il s'ennuie peut-être des glaciers et de la banquise. Il a encore lu dans le journal que ça se casse la gueule tout ça, que ça part en fumée.

Je crois que Mister Iceberg ne veut pas finir tout seul comme les autres...

samedi 18 juin 2011

Vaisseau spatial Lodge

Un vaisseau spatial pour blablater sur la nouvelle ère, pour s'étaler davantage, encore, un peu plus, et constater que les Icebergs se sont fait la malle. Avant moi.

Je deviens outre-atlantique, avec toute une bonne dose d'accent et de fantaisie, et je ne sais pas jongler, je ne suis pas équilibriste.
A Québec, je pense être entier. Il n'y a plus d'onde de choc, ni même mon ombre sur l'asphalte. Je pense être entier, avec des tonnes de choses en ébullition. Et des icebergs qui tirent la gueule.