On est tous dérangés du ciboulot, dès le matin avec les urgences du matin, ce qui implique le remplissage de tasse et autres récipients, une véritable armada de contenants qui se présente au garde à vous. Alors il y a des étoiles qui s'échappe, comme ça, d'un coup mais progressivement. C'est le matin, et quand c'est le matin avec tout ce qu'il faut pour être dérangé du ciboulot, il ne faut pas en demander trop.
La veille, c'était comme un champs de masses souriantes. Je ne sais pas comment vous le dire mais c'était comme un champs de masses souriantes. On était tous là, pas main dans la main, à se pencher pour capter des bouts d'univers, des bouts de semblant, des bout d'iceberg en poudre. C'était pas mal étrange toutes ces étoiles, je dirai même que c'était pas normal. Comment tout un bout d'iceberg présenté comme ça sur la table, empilé entre deux cartes plastiques nets qui tasse bien les bouts, peut rendre les choses si peu claires?!
La veille, je le répète, c'était si peu clair que même le jour c'était barré. Plus rien à foutre. Casse toi, c'est déjà assez comme ça. On ne va pas ajouter du beau dans tout ça, alors pourvu que ça reste en pleine « noirceur ». Les bouts d'iceberg en poudre ont bien trop de couleurs...
Et moi, dans tout ça, la face contre les couleurs électriques, je guidais des formes pixels, des formes neutres, limite sans cœur ni âme. La face bien en parallèle, je suis tout ce qui bouge.
Et ce ne sont pas des aurores boréales. Non.
Ce ne sont pas des aurores boréales, toutes ces poussières d'iceberg en suspens.
Ils sont tombés dans le piège en croyant y croire. Les aurores boréales ne donnent pas d'images de synthèse, ni la vue en 3D. Les aurores boréales sont bien réelles, pas les icebergs.
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