mercredi 28 avril 2010

Départ en suspens

Hey! Mister Iceberg! Qu'est ce que tu glandes depuis une semaine? Qu'est ce que tu as vu, qu'est ce que tu as entendu? C'est comment là-bas, sur le sol du Nouveau Monde, avec ses milliards d'étincelles comme celles que tu croyais depuis l'autre côté? Est-ce que c'est comme tu l'avais imaginé, de belles choses?

Je reste sur le point fixe, le point de départ. Pourtant j'ai arpenté toutes les longues rues de la ville. C'est sans fin. Sans fin. Comme un dépliant qui ne cesse de se déplier sans toucher le sol, ça ne s'arrête pas et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Je demeure au point fixe, avec des tonnes de trucs à faire en perspective.
Je n'arrive pas à décoller les pieds et me dire que L'OUEST C'EST POUR BIENTÔT! Non, je me dis que Montréal rime avec Idéal, alors j'oublie peu à peu le grand ouest et tous les clichés de coureurs des bois.
Je suis calfeutré chez Anna, la Québécoise aux multiples sourires. Et tellement qu'elle sourit que je n'arrive pas à dormir, et elle non plus. A force de me voir la regarder comme un OVNI qui reste, elle ne dort plus et boit mes paroles sans accent de fantaisie. TOUT CE QUE JE DIS EST DÉNUDÉ DE FANTAISIE!
Ça fait une semaine, bientôt, que je squatte les murs de la Québécoise... et j'en oublie de visiter l'ouest, repoussant à la journée suivante l'heure du grand départ, pour le grand ouest, parce que je suis bien dans cette grande ville.

La suite est à venir!

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