Hey! Mister Iceberg! Qu'est ce que tu glandes depuis une semaine? Qu'est ce que tu as vu, qu'est ce que tu as entendu? C'est comment là-bas, sur le sol du Nouveau Monde, avec ses milliards d'étincelles comme celles que tu croyais depuis l'autre côté? Est-ce que c'est comme tu l'avais imaginé, de belles choses?
Je reste sur le point fixe, le point de départ. Pourtant j'ai arpenté toutes les longues rues de la ville. C'est sans fin. Sans fin. Comme un dépliant qui ne cesse de se déplier sans toucher le sol, ça ne s'arrête pas et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Je demeure au point fixe, avec des tonnes de trucs à faire en perspective.
Je n'arrive pas à décoller les pieds et me dire que L'OUEST C'EST POUR BIENTÔT! Non, je me dis que Montréal rime avec Idéal, alors j'oublie peu à peu le grand ouest et tous les clichés de coureurs des bois.
Je suis calfeutré chez Anna, la Québécoise aux multiples sourires. Et tellement qu'elle sourit que je n'arrive pas à dormir, et elle non plus. A force de me voir la regarder comme un OVNI qui reste, elle ne dort plus et boit mes paroles sans accent de fantaisie. TOUT CE QUE JE DIS EST DÉNUDÉ DE FANTAISIE!
Ça fait une semaine, bientôt, que je squatte les murs de la Québécoise... et j'en oublie de visiter l'ouest, repoussant à la journée suivante l'heure du grand départ, pour le grand ouest, parce que je suis bien dans cette grande ville.
La suite est à venir!
mercredi 28 avril 2010
vendredi 23 avril 2010
Perte de temps
J'ai le crâne en vrac; avec des tonnes d'aiguilles qui n'arrivent plus à faire le tour du cadran. Je suis bloqué quelque part. L'heure n'a plus d'heure, j'ai dérapé contre le bord, je suis hors montre.
A Montréal, après avoir balancé Y A PLUS D'HISTOIRE!, voilà que je me rends compte que le présent est totalement décalé. Je suis déjà à 6 heures devant moi. Il y en a qui disent que c'est le décalage horaire mais non (NON!), c'est bien autre chose.
C'est à cause des rues. Ces rues si élancées que les quelques pas que je faisais avant se transforment en grandes odyssées, de véritables épopées avec des tas d'embuches: les trucks immenses, les gratte ciel (ces tours sans tête) et les gens avec leur accent. Alors forcément, avec l'espace qui se dilate, le temps l'imite et m'agace. Je suis déjà à 6 heures devant moi.
C'est comme si j'avais gagné 6 heures de vie. Mais 6 heures en trop plein...
J'étais complètement déboussolé devant la police: un gars et une femme en uniforme. Ils m'ont demandé comment j'allais. Très polis avec des VEUILLEZ NOUS EXCUSER. Il y a eu un vol dans le dortoir orange, là où je séjourne dans ce Vieux-Montréal, et j'étais la dernière personne à avoir fréquenté les lieux. Alors j'étais le principal suspect.
Mais je ne comprenais pas tout. HEIN?! C'EST QUOI CETTE HISTOIRE?! Un vol dans le dortoir, un porte feuille volé, des billets de banque volés, et un gars secoué par la peur ou autre chose (je ne sais pas moi, je suis décalé).
MAIS VOUS NE SAVEZ PAS QUE JE SUIS DÉCALÉ?! A QUELLE HEURE JE ME SUIS RENDU DANS LE DORTOIR?! IL Y A BIEN UNE ÉTERNITÉ, NON?
Étrange tout ça, c'est bien étrange toutes ces choses qui se font la malle, qui se barrent sans qu'on ne sache où et comment, pourquoi, avec qui et quoi...
Mais qu'est ce que j'ai bien fait de ces heures perdues, calice??
A Montréal, après avoir balancé Y A PLUS D'HISTOIRE!, voilà que je me rends compte que le présent est totalement décalé. Je suis déjà à 6 heures devant moi. Il y en a qui disent que c'est le décalage horaire mais non (NON!), c'est bien autre chose.
C'est à cause des rues. Ces rues si élancées que les quelques pas que je faisais avant se transforment en grandes odyssées, de véritables épopées avec des tas d'embuches: les trucks immenses, les gratte ciel (ces tours sans tête) et les gens avec leur accent. Alors forcément, avec l'espace qui se dilate, le temps l'imite et m'agace. Je suis déjà à 6 heures devant moi.
C'est comme si j'avais gagné 6 heures de vie. Mais 6 heures en trop plein...
J'étais complètement déboussolé devant la police: un gars et une femme en uniforme. Ils m'ont demandé comment j'allais. Très polis avec des VEUILLEZ NOUS EXCUSER. Il y a eu un vol dans le dortoir orange, là où je séjourne dans ce Vieux-Montréal, et j'étais la dernière personne à avoir fréquenté les lieux. Alors j'étais le principal suspect.
Mais je ne comprenais pas tout. HEIN?! C'EST QUOI CETTE HISTOIRE?! Un vol dans le dortoir, un porte feuille volé, des billets de banque volés, et un gars secoué par la peur ou autre chose (je ne sais pas moi, je suis décalé).
MAIS VOUS NE SAVEZ PAS QUE JE SUIS DÉCALÉ?! A QUELLE HEURE JE ME SUIS RENDU DANS LE DORTOIR?! IL Y A BIEN UNE ÉTERNITÉ, NON?
Étrange tout ça, c'est bien étrange toutes ces choses qui se font la malle, qui se barrent sans qu'on ne sache où et comment, pourquoi, avec qui et quoi...
Mais qu'est ce que j'ai bien fait de ces heures perdues, calice??
jeudi 22 avril 2010
Premiers pas à Montréal

Il a fallu qu'il pleuve des avions, ce jour-là, ce mercredi 21 avril 2010, pour que je puisse enfin mettre un pied sur le sol canadien. Et ça demeure une rude affaire, tout ça. Avec des heures arrachées du sommeil, je comate entre les rues immenses. J'ai déambulé sans savoir où j'allais exactement, mais il y avait toujours un nord, un est, un ouest et un sud, sur tout le chemin en mode aléatoire. J'ai déambulé comme jamais je n'avais déambulé. C'était de la folie dans tout ce quadrillage de rue: des gratte-ciel, des vieilles maisons toute défraichies, des building haut standing qui surplombent le "Vieux-Montréal".
Justement, à propos de la vieillesse auto-proclamée dans le nom de "Vieux-Montréal", je n'ai vu que des stalagmites de pures modernité, un manque d'histoire déroutant, pour moi qui ais quitté l'Europe, la "Vieille Europe" et toute l'Histoire autour. A Paris, j'avais vu toutes les batailles de ces 500 derniers siècles. A Bruxelles, j'avais vu toutes les chutes et toutes les rechutes, et toutes les gloires des différentes jeunesses passées. Là-bas j'ai tout vu, tout. Avec des kilomètres et des kilomètres de vieilles bâtisses comme jamais on en fait maintenant. Je pouvais lire dans ces villes comme un géologue examinant les différentes couches d'une falaise. Ça parle beaucoup.
Mais ici, à Montréal, et plus précisément dans le "Vieux-Montréal", il n'y a rien de tout ça. Je ne lis rien. Rien du tout. Rien n'a pu exister avant, c'est tout neuf. Ça sent la javel. Alors je me sens perdu. Perdu au milieu d'un trou qui ne comprend que le présent (et éventuellement un petit bout de passé, on va être sympa, hein!).
Alors je suis monté sur le Mont Royal, cette colline qui domine toute la ville, cette colline qui arrive à dépasser tout ça, tous les gratte ciel et les bâtisses. Elle se montre, elle. Elle est là et elle me balance "HEY MON GARS! J'AI TOUJOURS ÉTÉ LA, MOI!! (ajoutez y l'accent québécois à tout ça, je n'en suis pas capable).
Alors je suis monté sur le Mont Royal. C'était un après-midi plutôt ensoleillé. Petit vent d'ailleurs frais.
Et en haut de la colline, une plaque de bronze: "Jacques Cartier est monté sur le Mont Royal dès son arrivée, avec l'aide des tribus autochtones. Arrivé au sommet, il a été ébloui par la beauté du paysage: c'est alors qu'il a nommé cette colline le Mont Royal, et la ville Montréal"
mardi 6 avril 2010
Festival!

Il ne me reste plus que deux semaines et j'ignore encore quel jour exactement je pars en stop de la maison. Car il y a Paris avant... et quelques chouettes endroits que je veux revoir, histoire de me dire que c'est quand même beau la France.
J'ai surfé sur la vague musicale ce weekend, le dernier entouré de tout un tas de potes, de quelques amis, de connaissances, de nouvelles têtes souriantes et pleines de délires. Je rentre du Garorock, à Marmandes.
C'était tout ce que j'espèrais, avec un peu de pluie. Du coup, sous un abri au sac en attendant la fin des déluges qui s'amassaient de temps en temps dans ce champs de boue. C'était bon!
Sous hallu de champi bien concentrés, je me suis perdu dans une forêt de fougères qui ne cessait de pousser pousser comme des folles folles. C'était bon de sentir dans les paumes toutes ces énergies tranquilles, et mon corps se mouvait comme des vagues, j'étais la souplesse, la fibre vibrante, l'ondulation de la plus belle espèce de plante du monde entier. J'appartenais à la terre, avec toute cette boue et cette musique BOUM BOUM comme le sommet du cœur. J'étais en vie, avec toute la vie autour! J'étais dans l'élément, en parfaite symbiose avec toute la vie autour. La vie. La vie tout autour. En parfaite symbiose...
Puis il y a eu les concerts, les scènes pleines de cheveux qui bougent, pleines de spasmes et de tranquilles folies. ALBOROSIE. DE LA SOUL. SEPULTURA.
ZENZILE. Ou de la dub comme l'effet de ces champi allumés. Ou la réincarnation de l'effet vitale sous forme musicale. C'était AMAZING!! OH MY GOD!! Un coup de détente à faire péter Mister Iceberg et tous les édifices de glace, c'était une éruption d'iceberg en fusion!!
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