dimanche 28 mars 2010

Fin de folie



J'ai repris le cours de mes pensées, la grande ligne qui est là, comme une ligne à haute tension, avec pleine d'électricité dedans, de l'électricité comme jamais il y en a eu, mais attention (attention!) il n'y aura pas de court-circuit, pas de survoltage, pas de dérapage. Ça n'a rien à voir avec tout ce qui a pu avoir auparavant, les fois où je croyais aux grandes épopées, aux grands voyage de fous dingues déglingués du ciboulots. Car cette foi-là, j'ai tout compris, tout (tout!).
Ou presque. Je ne suis pas divin. Encore moins savant.

Si j'y vais, c'est que je n'y vais pas. Alors j'y vais. Mais j'y vais pas... coups de tchou-tchou dans ma vieille machine à vapeur, celle du ciboulot et de la boîte à nuages, pleines de rêves (car les rêves sont toujours dans les nuages...).
Un truc de dingue fou furieux déglingué du ciboulot. Je me suis libéré des lambeaux d'usine qui me commençaient à me colmater sur la peau. Ouff... je reprends le cours de mes pensées. Je reprends le contrôle de ma satanée machine de merde de ciboulot déglingué. Ouff...A coups de verres divins comme le vin, et de bonne bouffe à la française. Je reprends le cours de mes rêves...

Au revoir les joints... (à suivre tout de même car, déglingué du ciboulot que je suis, j'ai des tas de choses à dire, encore (encore!!)

lundi 15 mars 2010

Et la création là-dedans?


Tu vois, je ne sais pas pourquoi je suis là, en train de coller des joints sur des bouts de bois et pourtant je laisse couler, couler le temps et je ne m'occupe de plus rien du tout.
J'ai appris à poser mon cerveau par terre. Ou bien j'ai appris à l'oublier à la maison, quoique les soirs sont très très difficiles pour la gymnastique intellectuelle. Je ne suis plus foutu de lire des livres, ni même des articles ou... qu'importe! ce n'est pas là le problème!
Tu vois, je me pose encore ces interminables questions, qui reviennent comme des boomerangs et qui bang! dans la gueule comme des vieux retours, de vieux relents d'ail ou quelque chose comme ça. C'est pas agréable, tu vois! Pas du tout même. Alors je mets ma cervelle de côté et je me tire dans les écrans télévisuels, où franchement je campe superbement bien. J'ai chaud au moins, tu vois. Et je m'amarre jusqu'au doux dodo... jusqu'au réveil sonnant qui me tire du bed.

Elle est où la création dans ma vie maintenant?
Je colle des joints et j'attends que l'heure de la débauche sonne. Ces mêmes gestes machinalement jusqu'au couperet de la journée qui me dit: HEY MEC!! BARRE TOI DE LA!! Je colle des joints et j'attends. Et j'entends encore le gars de la Fenwick qui me balance avec un regard vitreux ÇA FAIT 17 ANS QUE JE SUIS DANS LA BOITE ET RIEN N'A CHANGE!!

Sans création, il n'y a plus de vie. C'est comme si on apprenait à l'homme de ne plus se reproduire. Calme plat et aucune vague sur l'horizon. C'est d'un ennui mortel!

samedi 13 mars 2010

I got the tickets!

Dis! tu n'as jamais été à ce stade critique, de non retour, au moment où ce que tu planifiais, ce que tu fantasmais, à la limite du rêve, est sur le point de se réaliser?
Avec des bouts de papiers, juste assez pour tenir debout quelques temps, demeurer en vie le temps de faire son trou?
J'ai tous les tickets pour y aller, là-bas, au Canada, à ce tas d'édifices en icebergs vivants.

Il paraît que, là-bas, le ciel est en vie et qu'il y a de la couleur partout partout, et même que ça ne fait pas de bruit, que ça ne fait pas de vague, que ça reste tout tranquille et qu'on reste là à observer, le temps que ça se passe.
Je parle des aurores boréales.
Il paraît même que, là-bas, la terre est tellement vierge qu'elle n'a pas de couleur et que le blanc recouvre partout partout sans bosse ni rien, qu'il y a des étendues de fou furieux à parte de vue, des lacs gelés, des putains d'icebergs plats comme on en n'a jamais crées.
Je parle des plaines, au centre de là-bas.

Et depuis que j'ai tous les tickets pour m'aventurer là-bas, je sens le rêve, le fantasme, le plan (ou appelle-le comme tu veux), qui me culbute et qui me dit HE J'EXISTE BORDEL!! Alors faut me comprendre, je ne suis plus trop moi-même ces derniers temps.
Je colle des joints dans une usine de portes. De portes! Pff... avec des poisseux de la gâchette, un cramé du crâne qui à la moindre secousse éclate et profite de mettre des coups de poings. Un violent de l'ultra violence. Il me conte ces contes de jeunes gosses en perte de repère, de coups de fusils à pompe un peu perdus dans la foule.
C'est un véritable cauchemar!

Mais j'ai les tickets pour la grande traversée. Enjamber un putain de rêve, de fantasme ou de plan, appelle le comme tu veux, c'est pas rien!