Page blanche, un putain d'iceberg
Plat et même pas froid, suintant,
Dégoulinant d'eau, il transpire
Et s'attire des tas d'ennuis.
Un iceberg comme une feuille blanche
Sans l'œil qui fixe, droit et divin,
Et qui m'invite à me pencher, délicatement.
Je lui balance des coups de burins,
A coups de cryptolectes, car
Les icebergs sont muets.
Ils sont muets, et je leur donne la voix.
Regardez-moi, je suis vivant, avec toute la vie autour, des tas d'icebergs en mouvements, qui s'enivrent et grappillent quelques kilomètres en plus, toujours, sans cesser de glisser. Ils osent sortir de leur espace, comme des escargots curieux du monde, curieux du rien. Ils osent bousculer, ils sont rebelles.
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