mercredi 21 octobre 2009

Le Nouveau Monde, soit-disant.





Putain! un jour je perdrai la vue à force d'avoir trop regarder. Comme être essoufflé après un 100 mètres qui aurait duré des kilomètres.
J'ai fini de divaguer et j'ai peur des réalités de ce monde. Peut-être l'âge qui fait ça, et les rêves de jeunesse qui se dissipent.

Je dévore "On the road", fait façon Kérouac et son style beat. Ça m'interroge. C'est vrai que le voyage épuise les cœurs, épuise les corps et l'esprit. C'est vrai qu'à force de courir des 100 mètres, on finit par franchir le cap des milliers de kilomètres. C'est ma seule façon de me sentir en vie, sur langage bebop même si tout ça n'existe plus...
Je ne veux pas être un fantôme...

Je suis un résidu de tout ça, de cette génération de paumés car si on la compare à maintenant il n'y a pas autant de différences. Juste le temps et l'espace qui ont changé depuis.
Je suis paumé et j'assume.
J'utilise alors toute la force qui m'accompagne, car il s'agit bien d'une force. Toute chose est force. Toute chose est un bâtiment à construire.

Alors je partirai encore. Sur un autre continent sûrement. La vieille Europe n'est que vestige, et j'ai besoin de vertige. J'irai sur l'autre continent, le soit-disant Nouveau Continent, avec tout ce qu'il représente. Des tas de choses nouvelles. C'est le Nouveau Monde, soit-disant.

En attendant, je participe à la génération paumée, la speed génération... c'est tellement facile de dire ça.

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