samedi 12 septembre 2009

Séquence vendanges

Je repars pour de nouvelles éruptions de soleil, les matins, entre quelques feuilles de vignes qui ne cessent de luire de rosée.
Les matins où tout paraît sweet, où tout paraît endormi encore, où tout ce peuple qui ramasse les grains dorés.

Je suis encore parti pour quelques temps pour ces matinées bleu ciel qui illuminent les pupilles enrêvées.

Les vendanges ont débuté et c'est un spectacle, sur l'une des collines de Sauternais, avec un gros château au milieu, une allée longue de platanes qui forment l'ombre.

Puis tout ce soleil qui tue l'esprit, qui abasourdi les corps. Un soleil qui massacre la tête et le geste pourtant si simple de la cueillette. Un soleil qui brûle l'épiderme. Un soleil limite destructeur qui fait monter le suc, qui dessèche.

Le soir, je suis cramé, mais j'attends toujours le matin dans toute sa splendeur...


Puis il y a ces gars, ces patrons, à l'accent rocailleux, typique bordelais. Ils ont le regard sec, et une articulation qui se laisse désirer. Sous leur casquette, ils crient, ils parlent fort, font des blagues à l'humour gras. Ils sont irradiés par le soleil, possèdent les stigmates les plus profond sur leur visage. Ils sont asséchés.
Et c'est la loi de celui qui parle le plus fort: VOUS ME DONNEZ DES AIGREURS D'ESTOMAC!! C'est tout ce qu'il sait dire, le moustachu, chemise à carreaux, toujours.

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