Aujourd'hui, c'est dimanche. Et comme chaque dimanche, je rentre du boulot. Je cuis du pain industriel pour les ménages dominicaux, pour ceux qui ont le pouvoir d'achat même les jours où il ne devrait pas en avoir. Du pain à la louche. Du pain à foison. Du pain qui cuit et qui crépite quand je le retire du four à 200 degrés. Pains, baguettes, pain de campagne, miches blanches, boules de campagne, multicéréales... Bref, tout ça quoi. Du pain à n'en plus savoir quoi foutre. C'est comme ça que ça commence, ici, par un dimanche où l'on mange du pain. Toute une cérémonie... pour l'honneur... pour la conservation du titre...
Je disais donc, aujourd'hui est dimanche. Au mois de Juillet. Le soleil cogne fort et c'est affreux comme il cogne quand on sort sur les coups de midi. Il cogne et il donne des claques. Je me sens ramollo. A peine énergétique mais assez punchy pour écouter de la musique et divaguer quelques instants. Et penser un peu, toujours, au prochain trip que mes pieds feront. Bientôt sans doute. D'ici quelques semaines. Je pourrais même dire dans même pas 3 semaines.
Le 3 aout.
Je pars le 3 aout pour l'autre bout de l'Europe. Celle que je ne connais pas. Celle qu'on connaît peu. Celle qu'on peut connaître à condition de garder les yeux ouverts, et le souffle vif. L'Ukraine dans toute une splendeur.
Alors j'ai ouvert un blog. Une page électronique. Une fausse page avec des faux mots. Tout froid mais qui s'évapore si facilement dans l'air. Qu'importe l'endroit où je serai, ces pages seront là. J'étalerai quelques bouts de vie, quelques gouttes de par-ci par-là, des anecdotes quand elles déborderont de mes poches, des réflexions aussi. Histoire de garder le fil. Histoire de mettre au courant les autres lecteurs-écrivants-voyageurs impromptus.
De toute façon, je ne pars pas en voyage.
Je ne pars pas en vacances...
J'ai presque envie de dire que je pars vivre un peu.
J'en arrête là pour cette introduction.
Je laisse place au reste, pour la suite...
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